lundi 17 août 2009

PLAIE-LISTE

CA a dû commencer avec un air de Ricoune et son Petit Ricard ds un Verre à Ballon en quittant la visite ratée des Valdefresnos que prétendait ns faire découvrir Margé en avant première pour la corrida pitoyable du samedi suivant. Les toros entraient en rampant. Un scandale. Jimenez s'en débrouilla avec son talent tandis que Savalli soulagea cette vulgarité que Loré pourtant si distingué qd il s'y collait n'a pas encore réussi à lui retirer.
Bon. CA ne résout pas le mystère de voir des animaux si handicapés pourtant présentés quatre jours plus tôt, bien que je n’ai pu assister malgré mon abonnement, sans que personne ne décèle rien. Alors ? Pas la peine de me sortir le coup de la devise plantée trop bas : aucune pique mm (?) ne paralyse à ce point. Il faudra revoir CA, Margé ! La pseudo visite où il fallait prévoir 3 malheureux €uros qui couvrent à peine mon demi pour un ticket que je n’ai pas pu me procurer faute de me pointer trop tard. Il suffirait de prévendre avec l’abonnement, non ? Quitte à laisser un créneau pour les fidèles et le reliquat pour les touristes. Passe pour cette année, allez, parce que les tiens étaient certainement les meilleurs de la féria. CA va.
Chabal Beziers Feria L'1so- Où Ai-Je La Tête ?© Nouvel
Il y a dû avoir dans le lot une chanson de Sébastien pendant le rosé ingurgité au bout des allées Riquet où le serveur me reconnaissait d'une année l'autre, un refrain qui me plaît bien malgré tt avec sa morale de bon aloi : « C'est déjà beaucoup mieux que si c'était moins bien. »
Suivit Coupo Santo en concurrence avec Se Canto. Les puristes pinailleront. Ils ergoteront à me hacher menu-menu les couilles. Tj histoire de contredire, dire qqch, le dernier mot, le premier mal, chagrin et mesqu-onnerie. Quel clan maravait l'autre dans les couloirs de No Hay Billetes le premier jour alors ? Tte cette agressivité ? La même qui palabrait à deux doigts d'être évacuée la semaine d'avant pdt la course à Bayonne, le mm qui la ramenait aussi en haut des gradins ce samedi soir-là à Béziers ?

J'ai fini au Carré Rose. Jean-Claude Gayssot (me semble-t-il ou quoi ?) m'a sauté dessus tt enthousiaste avec la banane jusqu'aux oreilles, à croire qu'il me reconnaissait de je-ne-sais quelle virée. Je l'ai envoyé bouler en lui balançant qu'ON n'était pas encore en campagne pour les Régionales. J'y suis retourné après ma tournée de repérage du soir d'ouverture. Hôtel Dulac, bodega naissante, première implantation. Je n'avais pas trop l'habitude d'entrer ainsi ici. D'ordinaire je déambule dehors. C'est + la coutume par là. Mais je voulais en profiter ou je vieillis, eh oui. Toujours aussi friand de nouveauté finalement, je rajeunis, dis.

J'ai investi tt de mm, histoire de voir, m'abriter ou parer au plus pressé, l'efficacité ds la sensualité. Trop court séjour : pas de temps à perdre avec le hasard. Cibler la captive et la cribler de promiscuité. Une nouvelle adresse moins les réflexes en place. De quoi m'intégrer facilement sans me faire remarquer, loup ds la bergerie, un fou en pleine gabegie.
La coupette à 6 €uros, c'est + pour Nîmes. En pleine disette, Josette... C'est la crise, Denise. 
Le vigile taillé dans l'Himalaya craignait de m'offenser en ne me laissant pas rentrer, croyant a priori que je venais d'en sortir. Plus que filtré, tamisé, à ma physionomie visiblement, je n'avais donc rien à faire sur le trottoir. Flattez-moi ainsi encore longtemps, mon bon Blaise. CA change. Moi aussi. CA varie, Jérôme. J'arrive tj à me faufiler ds une soirée parisienne, ce n'est pas pour me faire bâcher à leur boum. C'est passé. Deux fois. Deux nuits. Au début & à la fin, nous y voilà.

La dernière après ces quatre comme je les aime qui font que j'y reviens, à la charge, chargé, depuis autant de dix ans que je ne les passe plus avec Macaren, anniversaire décalé, une décade décadente, descente de lie de vains combats, une fidélité posthume, ma déprime primée, mon désespoir apprivoisé : tous ses amis retrouvés, celui qui va s'en aller, deux patches sans se gêner, un poumon en moins et le clope au bec. Suerte Maestro !
 
Je ne pourrais jamais expliqué ce qui m'envahit qd j'y suis, cette euphorie qui surgit, qui déborde jusqu'à gaver celle qui me fuit, que j'ennuie d'envie, que je fatigue de précaution, qui ne tient qu'à un fil de téléphone sans fil. C'est dire. Tant pis, j'aurais essayé, rêvé éveillé. Puis je revis. Je vis. Je ne peux qu'en parler, témoigner. Plus que l'histoire de beuverie, la polémique de boucherie, l'exotisme du midi, enfin libre. « Ivre vivant » disait le gros Gégé.

Magnolia for Ever
m'a ramené à FranJ, « Si tu t'en vas dans la tempête, si tu t'en vas, tu la verras. Dites lui que je suis comme elle, que j'aime toujours les chansons qui parlent d'amour et d'hirondelles, de chagrins, de vent et de frissons » ma soeur, ancienne fan enfin séparée de son ex criminel, mm si déjà en main avec un autre baltringue qui ne trouve rien de mieux que de l'inviter ds un camping d'Auvergne pour l'été (las...), que je peux appeler doré-navrant en pleine nuit, sans gêner, lui dire que je pense à elle, sous le prétexte de l’alcool qu'elle concèdera sans lutter pour atténuer l'aveu sincère, l'intimité ouverte, la fraternité de 2 minots qui s'en sortent à leur manière et liés ds leur enfance par l'errance, les Voyageurs âgés en confiance, les terres de Salle d'Aude, Mamia qui s'en va sans cesse, Mio Padre qu'ON me présente sans que je sois choqué. CA viendra plus tard. Trop tard. Après CA ne partira plus, cette gêne.

Puis les incontournables Lacs du Connemara de mon Sardou de tuteur afin d'équilibrer nos admirations, chacun sa préférence, celui sur lequel j'avais transféré cette absence de
paternité, avec lequel Mamia m'apprit comment manier le Français, pas seulement notre romani si joli, finalement lui faire des courbettes pour passer inaperçu devant. Mon hôte biterrois peut continuer à détester les Gitans, Je n’Irai Pas Cracher sur sa Tombe. Les paroles à toutes les sauces, jusqu'aux conflits yougo dont ne reviendra pas mon oncle Enver :
« Des hommes d'ailleurs venus chercher le repos de l'âme et pour le cœur un goût de meilleur ; l'ON y croit encore que le jour viendra, il est tout près où les (Irlandais) feront la paix autour de la Croix.
Là-bas au (Connemara), ON sait tout le prix de la guerre. Là-bas au (Connemara), ON n'accepte pas la paix des (Gallois) ni celle des rois (d'Angleterre). »


Reste à imaginer comme je peux beugler à m’époumoner vers la lune, dressé, lourd, prêt.

Le tour était fait, moi aussi, la boucle bouclée. Une nouvelle fournée, une foutue fournaise, la raison en fusion et le miracle recommencé. Le Dj Totof annonçait déjà la fermeture repoussée à 3h30. J'envisageais tristement le retour, la prudence au milieu des festayres belliqueux, les violents, les frustrés qu'il faudrait dissuader ou calmer. La routine, quoi. Le plaisir et la force aussi parfois dans l'inconscience. Les effluves de la ville, ma rentrée, le lendemain, dans la cage où gronde la rage, embrumé, le ménage du studio auquel je venais d'échapper parce que la proprio qui m'accueille explique : « CA fera travailler la femme de service. », alors....

J'ai traîné. Je me suis dit que j'irais jusqu'au bout. Quitte à évacuer avec les paumés, la queue entre les jambes. Accroché au miracle qui prolongerait tout. Je savais à quel point CA allait me manquer. Je le savais déjà. Tellement. Je le sens maintenant. Tant. CA n'a pas manqué. C'est comme CA, tous les ans. Les larmes venant. Comment expliquer, juste en parler, communiquer, partager et regarder l'étincelle ds les yeux de Katia qui sent que je suis ds mon élément, le charmant ardent, que CA vibre en moi et
« il ne me faudrait pas beaucoup d'orgueil pour l(a) comprendre : un peu de perfidie suffirait. Ce sera pourtant (ton mari) qui en profitera. » Le fils de mon pote qu'il est hors de question de cocufier. (Il sort.)
CA a fini, et j'en suis sûr, ainsi comme un point sur un i d’adoucie, une cerise sur le cadeau, avec cette reprise de Léonard Cohen. La fête n'était pas achevée. ON aurait pu me suriner à ce moment aussi efficace-ment que l'estocade de Lescarret à son second Miura dont j'entendis le souffle coupé net pareil à une pompe qu'ON débranche brutalement, le dernier soupir, extirpé, craché. Jusqu'à expiration. Générique de sortie en remerciant les gars de la sécurité, la police aux aguets dont je ne méfie jamais assez, le parcours pour m'en aller, de gaz et ravi, sous anesthésie de bulles, épargné aux regrets. Parti, je vous dis. L'échappée belle, méritée à la grâce de mieux. En finir comblé en ignorant le déluge de mousse que je laissais derrière, sinon :

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